Kamala Harris est-elle une citoyenne américaine?

Kamala Harris est-elle une citoyenne américaine?

Allons-nous revivre toute la ridicule saga du certificat de naissance de Barack Obama? Je ne crois pas, mais on entend déjà quelques voix qui remettent en question la citoyenneté de Kamala Harris, donc la légitimité de sa candidature à la vice-présidence.

Comme le ridicule ne tue pas et que les théories du complot ont la cote, je me permets de fournir quelques précisions sur les allégations. Née sur Facebook, la remise en question de la légitimité de la candidature de Harris repose sur la citoyenneté de ses parents au moment de sa naissance. On s’appuie ensuite sur des portions des amendements 12 et 14 pour tenter d’exclure la sénatrice de la Californie du ticket démocrate.

Personne ne nie que Mme Harris soit bien née à Oakland le 20 octobre 1964. Mais au moment de la naissance, son père est toujours Jamaïcain et sa mère Indienne. Selon l’écrasante majorité des constitutionnalistes américains, le fait que les parents de Kamala Harris aient été des immigrants n’affecte en rien la citoyenneté de la sénatrice. Ses parents étaient des immigrants arrivés au pays en toute légalité, et le fait que la candidate démocrate soit née en sol américain suffit à valider qu’elle est bel et bien une Américaine.

Les fausses informations qui circulent sur les réseaux sociaux résultent d’une lointaine interprétation marginale de la citoyenneté. Aujourd’hui rejetée, cette thèse circule toujours et il ne serait pas étonnant qu’un président qui s’inspire des théories du complot, dont il fait parfois la promotion, s’en inspire éventuellement.

Ce que je trouve absolument abject, c’est que ce genre de débat inspiré de fausses nouvelles se soit manifesté pour les candidatures historiques de Barack Obama et Kamala Harris, qui, comme par hasard, sont des candidats issus des minorités. On n’a pas fait un tel spectacle avec les origines de John McCain, né alors que son père était déployé à l’étranger, ou de Ted Cruz, né au Canada. 

Alors que les manifestations à caractère racial perdurent et qu’il est bien difficile de nier que le racisme est encore bien présent aux États-Unis, il est du plus mauvais goût de tenter de diviser la population ou d’attiser les colères autour d’un enjeu aussi risible. 

Biden et Harris assaillent Trump sur sa gestion de la pandémie

Biden et Harris assaillent Trump sur sa gestion de la pandémie

Le candidat démocrate Joe Biden et sa nouvelle colistière Kamala Harris participent jeudi à un premier acte de campagne centré sur la pandémie de COVID-19, décidés à combattre Donald Trump sur le terrain de la gestion de cette crise sanitaire et économique majeure. 

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Le nouveau tandem démocrate rencontrera à la mi-journée des experts en santé publique qui les informeront sur la COVID-19 à Wilmington, Delaware, la ville où réside Joe Biden. Puis ils feront un discours. 

Dès son premier discours de candidate à la vice-présidence des États-Unis, mercredi, la sénatrice Kamala Harris avait employé son ton d’ex-procureure pour déclarer le « dossier contre Donald Trump et Mike Pence », son bras droit, « ouvert et classé » à cause de leur « échec » à contenir la pandémie. 

Avec plus de 166 000 morts et cinq millions de cas, le pays est le plus touché au monde. La pandémie de nouveau coronavirus a mis l’économie à genoux et bouleversé la campagne pour l’élection présidentielle du 3 novembre.

« Ce virus a frappé presque tous les pays », a déclaré Kamala Harris, 55 ans, première colistière noire et d’origine indienne choisie par un grand parti aux États-Unis. 

« Mais il y a une raison pour laquelle il a frappé plus durement l’Amérique que toute autre nation développée: c’est à cause de l’échec de Donald Trump à le prendre au sérieux depuis le début. Son refus de lancer le dépistage, ses revirements sur la distanciation physique et le port du masque. Sa croyance délirante qu’il en sait plus que les experts », a-t-elle énuméré. 

« Tout cela explique pourquoi un Américain meurt de la COVID-19 toutes les 80 secondes », a-t-elle conclu. 

Dès l’annonce mardi qu’elle rejoignait Joe Biden pour l’affronter dans les urnes, Donald Trump a eu des mots durs pour la sénatrice et ex-candidate à la primaire démocrate, rappelant à l’envi qu’elle avait dû abandonner la course avant même le premier scrutin. 

Kamala Harris est « une sorte de femme folle », a encore déclaré le président des États-Unis jeudi matin sur la chaîne Fox Business. 

Quant au nouveau coronavirus, « il va disparaître », a-t-il répété. « Ils crient +comment pouvez-vous dire cela?+ », a reconnu Donald Trump. « Je réponds, +parce qu’il va disparaître+ ».

26 millions de dollars en 24h

Le nouveau tandem part avec un avantage: Joe Biden devance d’une bonne marge Donald Trump, 74 ans, dans la moyenne des sondages nationaux (entre 6 et 9 points de pourcentage ces 30 derniers jours, selon la moyenne du site RealClearPolitics) mais aussi, plus proche de la marge d’erreur, dans plusieurs États-clés. 

Le duo a en tout cas déjà électrisé les donateurs: le candidat démocrate a annoncé mercredi soir avoir levé 26 millions de dollars en 24 heures. 

Élue deux fois procureure à San Francisco (2004-2011) puis à deux reprises procureure générale de Californie (2011-2017), Kamala Harris est critiquée par certains progressistes pour avoir eu des positions trop dures à cette époque.

Elle fut la première femme, mais aussi la première personne noire, à diriger les services judiciaires de l’État le plus peuplé du pays.

En janvier 2017, elle avait prêté serment au Sénat à Washington, s’inscrivant comme la première femme originaire d’Asie du Sud et seulement la seconde sénatrice noire dans l’histoire américaine.

« J’ai été élevée pour agir. Ma mère savait qu’elle élevait deux filles noires qui seraient traitées différemment à cause de leur apparence », a raconté la sénatrice. 

Alors qu’il avait promis dès mars de choisir une femme pour colistière, Joe Biden faisait face à une pression accrue pour choisir une candidate noire depuis la mort de George Floyd, fin mai. 

Lors de la présentation officielle de sa colistière, mercredi, l’ancien vice-président de Barack Obama a « évoqué les “petites filles”, notamment “les petites filles de couleur qui se sentent si souvent oubliées et sous-estimées». 

Mais, a-t-il ajouté, «aujourd’hui, peut-être, se voient-elles différemment pour la première fois: avec l’étoffe d’un président ou d’un vice-président», a-t-il ajouté. 

US jobless claims below 1m for first time since March

US jobless claims below 1m for first time since March

man wearing a face mask walks past a sign "Now Hiring" in front of a store amid the coronavirus pandemic on May 14, 2020 in Arlington, Virginia. Image copyright Getty Images
Image caption More than 28 million Americans remain on unemployment

The number of Americans filing new claims for unemployment has dipped below 1 million for the first time since March.

About 963,000 people sought the benefits last week, down from nearly 1.2 million the week before, the Labor Department said.

The figures have been subsiding since peaking at 6.9 million in late March.

But they remain extremely high, driving debate in Washington over the need for further stimulus.

More than 28 million people – nearly one in five American workers – were still collecting benefits in the week ended 25 July, the Labor Department said.

Prior to the pandemic, the highest number of new jobless claims recorded in a week was 695,000, set in 1982.

“Another larger-than-expected decline in jobless claims suggests that the jobs recovery is regaining some momentum but with a staggering 28 million workers still claiming some form of jobless benefits, much labour market progress remains to be done,” said Lydia Boussour, senior US economist at Oxford Economics.

Washington stalemate

Hiring in the US slowed last month as the country struggled to contain the coronavirus, with employers adding 1.8 million jobs, down from 4.8 million in June.

The unemployment rate was 10.2%, down from April’s 14.7% but still higher the 10% peak during the 2007-2009 financial crisis.

Economists say the path of the economic recovery remains uncertain, and likely to worsen after an emergency $600 increase to unemployment benefits, intended to top off payments during the pandemic, expired last month.

Talks in Washington about additional stimulus collapsed last week without a deal.

Élodie Fontan maman : une nouvelle “super aventure” avec Philippe Lacheau

Élodie Fontan maman : une nouvelle “super aventure” avec Philippe Lacheau

Un beau projet auquel Élodie Fontan, sa compagne, prendra également part. “J-8 avant mon premier jour de tournage sur le nouveau film de Philippe Lacheau… Pas beaucoup d’indices sur cette photo à part le nom de mon perso. Telleeeeement hâte de démarrer cette super aventure”, s’est-elle réjouie sur Instagram, le 12 août 2012. Tout ce que l’on sait sur cette photo, c’est que son personnage s’appelle Éléonore. Pour dissimuler le nom du film sur le script, Élodie Fontan utilise plusieurs emojis représentant une famille de super-héros. Un indice sur la trame du film ?

Lightning Crackles Through Colorful Clouds Near Marco Island During ‘Strong’ Thunderstorm

Lightning Crackles Through Colorful Clouds Near Marco Island During ‘Strong’ Thunderstorm
Lightning Crackles Through Colorful Clouds Near Marco Island During 'Strong' Thunderstorm

A thunderstorm forming off the coast of southwest Florida on Wednesday, August 12, prompted weather warnings in the region, according to the National Weather Service (NWS). The NWS warned of gusty winds and lightning from the “strong” thunderstorm in the Gulf of Mexico on Wednesday. This video, filmed by photographer Scott Schilke in Marco Island, shows lightning strikes over the ocean on Wednesday. Credit: Scott Schilke via Storyful

HOROSCOPES BY CAINER

HOROSCOPES BY CAINER

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Le service postal américain au cœur d’un complot?

Le service postal américain au cœur d’un complot?

Si habituellement on associe les théoriciens du complot à la droite républicaine ou à certains partisans de Donald Trump, la plus récente évocation émane des rangs démocrates.

Depuis quelques jours, les grands journaux américains rapportent les attaques d’élus démocrates qui exigent une enquête sur la gestion du responsable du service postal des États-Unis. Avant qu’on lui confie les rênes de ce service essentiel, Louis DeJoy était un homme d’affaires républicain dont les contributions à de nombreuses collectes de fonds ont été grandement appréciées.

Que reproche-t-on à DeJoy? En quoi pourrait-il influencer le résultat du vote le 3 novembre prochain? Le vote par la poste sera crucial pour la prochaine élection et on relève déjà le double des demandes habituelles en ce sens. Non seulement plus d’électeurs déposeront leur bulletin dans des enveloppes, mais ils le feront probablement un plus tôt qu’à l’habitude.

Quelques législateurs démocrates s’inquiètent haut et fort des coupures effectuées par DeJoy au budget du service postal. Ce même service cumule depuis quelques temps des retards bien réels auxquels on ne s’attendait pas, mais qui font craindre le pire.

Si DeJoy se retrouve maintenant au cœur de la tempête, le président américain ne contribue en rien à simplifier sa tâche. Dans un gazouillis rédigé ce matin il confirme qu’il bloque le financement du service postal parce que les démocrates souhaitent encourager le vote par la poste. Le recours à cette pratique lui semble suspect et il craint l’élection la plus frauduleuse de l’histoire américaine. Je précise au passage qu’aucune statistique ne permet d’appuyer une telle suspicion.

Les législateurs démocrates qui exigent maintenant une enquête ont lié la restructuration du service postal souhaitée par DeJoy à la décision du président de bloquer l’allocation de plusieurs milliards de dollars à ce même service pour pallier aux difficultés qu’un nombre accru de vote par la poste risque d’entraîner.

Pour l’instant, rien ne permet de dire que DeJoy et Donald Trump travaillent main dans la main pour saper la confiance des Américains dans leur service ou dans la validité de l’élection. Les apparences jouent contre les deux hommes, mais il n’y a pas de preuves tangibles d’une conspiration. 

Il faut cependant reconnaître que certaines des décisions du responsable de la poste apportent de l’eau au moulin de ceux et celles qui craignent une forme ou une autre de collusion. DeJoy a éliminé plusieurs postes importants (trente-trois) dans sa refonte du service et il devient l’élément central et incontournable de la nouvelle structure. Comme c’est un proche du président…

Si vous revenez me lire régulièrement, vous savez que j’ai déjà que j’ai réservé quelques billets au contexte particulier de cette élection. Non seulement s’inquiète-t-on du recrutement et de la formation des travailleurs d’élection ainsi que du nombre de bureaux de vote dans certaines circonscriptions, mais on ajoute maintenant des doutes sur l’efficacité et l’impartialité du service postal américain.

Si je crois que nos voisins seront prêts à bien gérer le scrutin du 3 novembre, il se peut que malgré les efforts déployés on ne puisse éviter le chaos. Si le président évoque tout de suite une fraude et que de l’autre côté on évoque un complot entre le président et ses partisans placés à des postes stratégiques, qui peut prédire comment les deux camps réagiront le matin du 4 novembre?

On le répète de plus en plus souvent, mais la vie démocratique repose sur la confiance des électeurs dans le processus. Si dans le monde occidental les transitions entre les administrations s’effectuent généralement sans heurt et dans le respect, c’est parce qu’on accepte les résultats. Est-ce que ce sera le cas cette année? 

La situation actuelle ravive chez plusieurs l’élection de 2000. Après avoir refusé de s’avouer vaincu, Al Gore reconnaissait ensuite la victoire serrée et controversée de George W. Bush. Comment se comporteront Trump ou Biden cette fois? 

Tweets from the afterlife of a deceased ex-candidate to the us presidential election

Tweets from the afterlife of a deceased ex-candidate to the us presidential election

No less than three tweets on the account of Herman Cain have been counted since Wednesday, including a criticism of the appointment of the colistière of Joe Biden, Kamala Harris.

Gold, Cain, former republican candidate to the u.s. presidential election, died of the COVID-19 approximately two weeks prior to these publications, at the age of 74 years.

“Just in case you think the nomination of Biden (the president) is something other than completely crazy, the team of (Donald) Trump has released a new video”, a-t-on posted on the account of the deceased man from Georgia, with a link to a promotional video of the campaign of the republican president.

At the time of publications, the description of the Twitter account of Herman Cain did not mention his death, but many publications of his posthumous tribute had been published after his death.

On the other hand, on Thursday, the presentation of the account has changed dramatically: new image and new description. In the aforementioned description, it is now shown that the account is now under the supervision of her daughter, Melanie Cain-Gallo. This suggests that Cain-Gallo was responsible for the publications posthumous.

Cain was presented as a candidate in the elections, republican of 2012, ultimately won by Mitt Romney. The speaker and author is featured in the last few years as a supporter of Trump.

Explosion de Beyrouth: le FBI va se joindre à l’enquête

Explosion de Beyrouth: le FBI va se joindre à l’enquête

Le FBI va se joindre aux enquêteurs libanais et internationaux pour tenter de déterminer les causes de l’explosion qui a ravagé le port de Beyrouth, a annoncé jeudi le numéro trois de la diplomatie américaine, David Hale, en visite dans la capitale libanaise. 

« Je voudrais annoncer que le FBI (police fédérale américaine) va bientôt se joindre aux enquêteurs libanais et internationaux, à l’invitation des Libanais », pour tenter de déterminer les causes de l’explosion qui a fait plus de 171 morts, a annoncé le sous-secrétaire d’État pour les Affaires politiques lors d’une tournée dans les quartiers détruits par la déflagration.

Plus de détails suivront…

La Covid-19 peut être considérée comme une longue maladie selon les autorités américaines

La Covid-19 peut être considérée comme une longue maladie selon les autorités américaines

La Covid-19 peut être une maladie de longue durée, même chez les jeunes adultes sans pathologies chroniques sous-jacentes, ont alerté les Centers for Disease Control and Prevention (CDC) des États-Unis, autorités de santé américaines, dans un rapport publié ce 24 juillet.

Parmi les 292 répondants d’une enquête téléphonique multi-états menée auprès d’adultes testés positifs au coronavirus, 94% ont déclaré avoir éprouvé un ou plusieurs symptômes au moment du test et 35% de ces répondants symptomatiques ont déclaré ne pas avoir retrouvé leur état de santé habituel à la date de l’entretien, effectué environ 16 jours après le test de dépistage. Et contrairement à ce que l’on pourrait penser, être jeune sans pathologies chroniques n’empêche pas une difficile récupération après l’infection au Sars-CoV-2, puisque 26% des 18-34 ans ont déclaré ne pas avoir recouvré pleinement leur santé. Ils sont 32% parmi les 35-49 ans et 47% chez les plus de 50 ans, détaille les CDC. Parmi les symptômes encore présents eux à trois semaines après le test positif, les répondants ont notamment indiqué avoir une toux persistante, de la fatigue ou encore un essoufflement

Pour les autorités américaines, ces résultats indiquent que l’infection au coronavirus peut entraîner une maladie prolongée, même chez les personnes atteintes d’une forme ambulatoire plus légère, y compris les jeunes adultes. Les CDC estiment ainsi qu’un “message de santé publique efficace ciblant ces groupes est justifié”, et que “les mesures préventives, y compris a distanciation sociale, le lavage fréquent des mains et l’utilisation cohérente et correcte des masques faciaux en public, devraient être fortement encouragées pour ralentir la propagation du SRAS-CoV-2”.

Publiée ce 9 juillet dans le JAMA, une étude menée auprès de patients italiens deux mois après leur infection au coronavirus a révélé que plus de 87% avaient encore au moins un symptôme persistant, et plus de la moitié ont déclaré avoir encore trois symptômes ou plus. De manière générale, il faut bien admettre que les effets à long terme d’une infection au Sars-CoV-2 sont encore méconnus.

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